Le démantèlement




Le démantèlement est la phase finale d’un projet : l’éolienne est démontée, le site est débarrassé de tous les équipements liés au projet et le terrain restitué à son usage initial ou à un autre usage approuvé.

La durée de vie d’un parc éolien est estimée à 20 ans, une fois l’exploitation achevée la règlementation précise, dans l’article L 553-3 du Code de l’environnement, que l’exploitant d’une éolienne est responsable de son démantèlement et de la remise en état du site.

Constituée d’acier et de matières plastiques, une éolienne est démontable en fin de vie et presque totalement recyclable et ne laisse pas de polluant sur son site d’implantation. Le démantèlement ne prévoit cependant pas d'enlever le socle en béton de l'éolienne, car celui-ci n'a pas d'intérêt à être recyclé : le cout du transport serait largement supérieur au gain obtenu.

Le démantèlement d'une installation éolienne doit comprendre :

  • le démontage de l'éolienne;
  • le démontage des équipements annexes;
  • démantèlement du poste de livraison
  • l'arasement des fondations
  • desempierrement des chemins d’accès aux éoliennes
  • le devenir du réseau local de connexion au réseau électrique

Durées de vies

  • Turbine : 20 ans
  • Câbles internes : 20 ans
  • Transformateurs électriques : 40 ans
  • Postes de livraisons : 40 ans

Cout du démantèlement

Le coût du démantèlement d'une éolienne et du recyclage des ces installations est facile à estimer contrairement à d'autres moyen de productions où celui-ci demeure partiellement impossible ou secret comme pour le nucléaire par exemple. Les estimations du coût du démantèlement d'éoliennes devenues obsolètes montrent que ce coût est inférieur à celui rapporté par la vente de la « ferraille » des tours et autres composants. Ce coût relativement faible est assumé par le propriétaire du bâtiment (opérateur éolien, SEM…) grâce entre autres à la vente de la « ferraille » des tours et autres composants. La loi prévoit que soit provisionnée au cours des années d'exploitation une somme permettant d'assurer ce démantèlement. Le décret d'application attendu depuis 2003 par les professionnels et les riverains n'a toujours pas été publié mais certains développeurs ont déjà pris des dispositions dans ce sens : provision dès la première années sur un compte bloqué (Caisse des Dépôts et Consignations), assurance garantissant le financement du démantèlement auprès d'un assureur indépendant et privé.

Couts à prendre en compte :

  • Location d'une grue
  • déboulonnage, chalumage et cisaillage des parties métalliques
  • Transport des matériaux vers les différents sites de centres de traitement
  • Conditionnement et mise en décharge classe II des parties non récupérables

Répartition des matières premières d'une éolienne

Étude basée sur une éolienne de 1,5 MW incluant les pales et la tour 1)

Matériaux Part du poids total (en %)
Acier 89,1 %
Fibre de verre 5,8 %
Cuivre 1,6 %
Béton 1,3 %
Colle 1,1 %
Aluminium 0,8 %
Matériaux de base 0,3 %

Recyclage

Ci-dessous le scenario de recyclage d'une éolienne Vestas V-90 2):

Matériaux Scénario
Acier 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Fonte 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Acier inoxydable 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Acier à haute résistance 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Cuivre 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Aluminium 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Plomb 100% recyclé, (90% récupéré et 10% mise en décharge)
Composants de fibre de verre 100% incinération des matériaux composites avec récupération de chaleur, les résidus sont mis en décharge
PVC-plastiques Mise en dépôt des parties pouvant être démontées et incinération du reste
Autres plastiques 100% incinération des déchets avec récupération de chaleur
Caoutchouc 100% incinération des déchets avec récupération de chaleur

Seconde vie d'une éolienne

Quelques exemple de recyclage d'une éolienne

  • Création d'un terrain de jeu pour enfants aux Pays-Bas (Fondation Kinderparadijs Meidoorn) 3)

Cas particulier du domaine maritime

L’utilisation du domaine public maritime doit être accompagnée de la «nature des opérations nécessaires à la réversibilité des modifications apportées au milieu naturel et au site ainsi qu’à la remise en état, la restauration ou la réhabilitation des lieux en fin de titre ou en fin d’utilisation ». Seuls les projets qui assurent une réversibilité totale des implantations seront acceptés par l’Etat.

Principales sources d’impact :

  • Démantèlement des fondations
  • Enlèvement des câbles électriques sous-marin

Voir aussi

Liens externes

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