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aérogénérateur

Eolienne Enercon E70/2300 de 2300 kW à la Répara

Très souvent le mot éolienne est employé pour designer un aérogénérateur.

Une éolienne est un dispositif qui utilise la force motrice du vent. Cette force peut être utilisée mécaniquement (dans le cas d'une éolienne de pompage), ou pour produire de l'électricité (dans le cas d'un aérogénérateur). On parle de parc éolien ou de ferme éolienne pour décrire les unités de productions groupées, dites « offshore » si elles son en mer.

Les régions du monde où les champs éoliens sont les plus nombreux sont le Danemark, le nord de l'Allemagne et la Californie (USA), mais de nombreux parcs éoliens existent dans les îles des Shetlands (Écosse), dans la plaine du Pô (Italie) et en Galice (Espagne), où l'on peut en voir des centaines tout au long de la côte. En France elles sont surtout présentes en Bretagne dans l'Aude, la Meuse (France).

On désigne par FarWind les régions du globes exposées aux vents extrêmes et aux cyclones (Guadeloupe)

On regroupe les aérogénérateur en 6 familles :

  • une unique machine asynchrone (avec boîte de vitesses)
  • deux machines asynchrones
  • une ou deux machines asynchrones avec cascade hypersynchrone (convertisseur statique au rotor couplé au réseau)
  • une ou deux machines asynchrones avec dispositif de contrôle de la résistance rotorique (convertisseur statique au rotor couplé au réseau)
  • une machine synchrone, asynchrone ou à aimant permanent avec convertisseur statique assurant le transit total de puissance (interface électronique intégrale)

La machine asynchrone avec cascade hypersynchrone est appelé MADA et utilisé pour les éoliennes de forte puissance. A ces machines peuvent être ajouté un limiteur de courant au couplage ou/et des condensateurs.

Historique

On trouve à partir du Vième siècle les premiers aéromoteurs en Asie, ce sont des machine à axe vertical. A peu près à la même époque, les Égyptiens utilisent des moulins à axe horizontal. Tout en différant du point de vue technologique, ces moulins avaient le même principe : transformer de l'énergie éolienne en énergie mécanique. En Europe ce n'est qu'au VIIième siècle que l'on voit apparaître des moulins. C'est en 1802 que l'on a songé pour la première fois à transformer de l'énergie éolienne en énergie électrique. Lord Kelvin en effet essaya d'associer une génératrice d'électricité à un moteur éolien, amis il faudra attendre 1850 et l'apparition de la dynamo pour que voie le jour ce que l'on appellera les aérogénérateurs.

Cette nouvelle application de l'énergie éolienne connut un certain succès, et l'on comptait en 1920 jusqu'à 300 constructeurs d'aérogénérateurs. Les recherches aérodynamiques importantes pour l'aéronautique permirent aux moteurs éoliens de faire des progrès sensibles et les études se poursuivirent jusqu'en 1961.

A cette époque, le faible cout du pétrole avait mis le kilowatt fourni par l'énergie thermique à un niveau de compétitivité inaccessible à l'énergie éolienne. Toutes les machines furent démontées.

Au cours de ces vingt dernière années se dessine une nette tendance au développement de fermes éoliennes ou parcs éoliens raccordés au réseau de distribution avec des machines de 300kW à 3 MW.

Fonctionnement

  • Quand le vent se lève (environ 5 km/h), un anémomètre et une girouette placés sur la nacelle commandent aux moteurs d’orientation de placer l’éolienne face au vent.
  • Un mât ou pylône support permet de placer le rotor à une hauteur suffisante pour permettre son mouvement (nécessaire pour les éoliennes à axe horizontal) et/ou placer ce rotor à une hauteur lui permettant d'être entrainé par un vent plus fort et régulier qu'au niveau du sol. Le mât abrite généralement une partie des composants électriques et électroniques (modulateur, commande, multiplicateur, générateur, etc.).
  • Les pales (en général au nombre de trois) sont mises en mouvement par la seule force du vent. Elles entraînent avec elles l’arbre principal, le multiplicateur et la génératrice
  • Un rotor, composé de plusieurs pales (en général trois) et du nez de l'éolienne. Le rotor est entrainé par l'énergie du vent, il peut être couplé directement ou indirectement à une pompe (cas des éoliennes de pompage) ou plus généralement à un générateur électrique. Le rotor est relié à la nacelle par le moyeu.
  • Une nacelle montée au sommet du mât, abritant les composants mécaniques, pneumatiques, certains composants électriques et électroniques, nécessaires au fonctionnement de la machine.
  • Dans le cas des éoliennes produisant de l'électricité, un poste de livraison situé à proximité du parc éolien permet de relier ce parc au réseau électrique pour y injecter l'intégralité de l'énergie produite par un mat électromagnétique.

Production d'énergie électrique d'un aérogénérateur

La puissance électrique

Les aérogénérateur sont caractérisées par leur puissance électrique. Ainsi une éolienne de 2 MW signifie qu'elle est capable de fournir une puissance électrique maximale de 2 millions de Watt.

Les conditions optimales permettant d'atteindre cette puissance maximale correspondent notamment à une vitesse de vent de l'ordre de 25 m/s, soit environ 90 km/h : en dessous de cette vitesse, l'éolienne produit moins d'énergie, au dessus, l'éolienne est mise à l'arrêt. La production réelle d'énergie électrique est fonction de la distribution statistique de la vitesse du vent du site.

  • Le facteur de capacité est le rapport entre la puissance électrique moyenne (calculée sur un an) produite par l'éolienne et sa puissance électrique maximale. En théorie, ce facteur de capacité peut varier de 0% à 100%. En pratique, ce facteur est compris entre 20% et 70% selon les sites, et le plus souvent entre 25% et 30%.
  • Ainsi, une éolienne de 2 MW produira le plus souvent une puissance moyenne de 600 kW voire dans les cas les plus favorables 1400 kW. Cette puissance est donc la puissance électrique maximale que peut fournir l'éolienne sur le réseau.

Par comparaison, une centrale électrique de capacité moyenne (1300 MW électrique pour une tranche nucléaire, une centrale à charbon étant du même ordre) peut produire environ 200 fois plus d'énergie électrique qu'un groupe de 10 éoliennes de 2 MW installées sur un bon site.

La production d'électricité éolienne.

Évolution de la puissance d'une éolienne

La puissance d’une éolienne a été multipliée par 10 entre 1997 et 2007. Dans les années 80, une éolienne permettait d’alimenter environ 10 personnes en électricité. Aujourd’hui, une seule éolienne de 2 MW fournit de l’électricité pour 2 000 personnes, chauffage compris. La puissance moyenne d’une éolienne était de 0,5 MW en 2000, de 1,7 MW en 2007, de 2 MW en 2009, et elle atteindra 2,5 MW en 2010.

Production d'autres formes d'énergies

Production de chaleur

Production d'air comprimé

Une éolienne peut être utilisée pour produire de l'air comprimé, en étant directement reliée à un compresseur d’air.

Constitution

Schéma d'une éolienne de type aérogénérateur
  • Un aéromoteur à 2 ou 3 pales pourvu d'un système de régulation et de protection conférant à l'hélice une fréquence (vitesse de rotation) stable à partir d'une certaine vitesse de vent, et éventuellement d'un système de sécurité destiné à arrêter la machine en cas de vent trop fort si le système de régulation est inopérant au-delà d'une certaine vitesse de vent.
  • Un générateur électrique qui peut être :
    • directement couplé a l'aéromoteur : dans le cas le plus simple, l'hélice est montée directement sur l'axe du générateur électrique
    • entrainé par un multiplicateur placé entre l'aéromoteur et le générateur électrique
  • Un système d'orientation permet à la machine de présenter l'hélice au vent quelle que soit sa direction. L'énergie électrique produite est transmise de la partie orientable à la partie fixe de l'aérogénérateur, solidaire du pylône support, par l'intermédiaire d'un dispositif à collecteur associe au pivot ou d'un câble souple qu'il faut détorsader périodiquement
  • La nacelle : composée d'un carter ou bâti qui enveloppe, protège et relie entre elles l'ensemble des pièces
  • Un gouvernail (pour les petites machines), dans le cas ou l'hélice de la machine fonctionne “au vent” ou des moteurs associés à une girouette et destinés à maintenir la machine face au vent
  • Un moyeu qui supporte les pales. Lorsqu'elles sont à pas variable, il comporte un mécanisme complexe pour faire varier l'angle d'attaque simultanément. En réalité, les fabricants peuvent également devoir ajuster l'angle des pales fixes, aussi on prévoit toujours une façon de corriger l'installation des pales.
  • Un arbre, dit arbre lent entre le rotor et la boîte de vitesse et arbre rapide entre le multiplicateur et la génératrice. C'est une pièce imposante car elle subit des efforts élevés. Pour les éoliennes sans engrenage, il n'y a qu'un arbre unique
  • L'armoire de couplage au réseau électrique : Transforme l’énergie produite (690 V) pour l'injecter dans le réseau de distribution (haute tension)

Une éolienne en chiffres

  • hauteur totale : entre 120 et 150 mètres
  • puissance : entre 2 et 3 MW
  • hauteur du mat : entre 80 et 120 mètres de haut
  • diamètre du rotor : entre 80 et 100 mètres
  • poids du rotor (moyeu et pales) : 50 tonnes
  • poids de la nacelle : 90 tonnes
  • poids du mat : 180 tonnes
  • poids de la fondation : 800 tonnes
  • diamètre de la fondation : 20 mètres
  • volume de béton armé pour les fondations : 300 m3 (ratio d’armature de 130kg/m3 soit une cage de 40 tonnes environ)

Voir aussi